Le chiffre du mois : 9,4 %.
C’est la part du budget que les ménages modestes consacrent à l’énergie. Un chiffre qui augmente.
Sur le terrain, les CCAS le voient déjà :
- des ménages qui réduisent le chauffage,
- des arbitrages de plus en plus contraints,
- des publics qui basculent, sans être encore identifiés.
Dans le même temps, le Gouvernement annonce 700 000 bénéficiaires supplémentaires du chèque énergie. Une évolution qui repose avant tout sur un meilleur repérage des ménages éligibles. Elle met cependant en lumière un enjeu central : celui du non-recours aux droits.
Au-delà des dispositifs, la question reste entière : comment identifier les ménages les plus fragiles, avant que les situations ne se dégradent ?
Dans un nouvel épisode du podcast Derrière les chiffres, l’Unccas revient sur ce constat avec Hervé Guéry, directeur du Compas. Il rappelle une réalité simple : l’énergie est une dépense incompressible. Lorsqu’elle progresse plus vite que les revenus, elle déséquilibre l’ensemble du budget. Pour les acteurs locaux, l’enjeu est clair : repérer, anticiper et accompagner.