Au cours des dernières années, nous avons tous été témoins de profondes évolutions économiques, dont les effets ont été particulièrement lourds pour les ménages les plus fragiles.
La pauvreté a connu une progression marquée, notamment sous l’effet de la crise sanitaire liée au COVID-19. En témoignent, par exemple, les fortes hausses du nombre de bénéficiaires du RSA en 2020.
Par la suite, la crise énergétique a accentué les difficultés : les ménages les plus modestes, souvent logés dans des habitations mal isolées, ont subi de plein fouet la hausse des prix de l’énergie. À cela s’ajoute la dépendance à des véhicules anciens, énergivores et coûteux à entretenir. Pour ces ménages, l’accès à des solutions plus écologiques, comme l’achat d’un véhicule électrique, même d’occasion, reste hors de portée.
Enfin, la reprise de l’inflation a touché de manière disproportionnée les plus pauvres. L’augmentation du prix des biens de consommation courante — comme la baguette de pain — pèse bien plus lourdement dans le budget d’un ménage modeste que dans celui d’un foyer plus aisé.